1. Fixer le périmètre du jour J et nommer les responsables
Au 1er septembre 2026, les grandes entreprises et les ETI vendeuses ou prestataires commencent l’e-reporting français ; elles commencent également l’émission de factures électroniques, tandis que toutes les entreprises doivent être capables d’en recevoir. Cette échéance officielle ne signifie pas que tous les flux passent par la même voie. Le premier contrôle du jour J doit donc être une matrice par entité juridique, et non une vue globale du groupe. Pour chaque SIREN, recensez les établissements, activités, régimes de TVA, ERP, caisses, outils de facturation, systèmes d’encaissement, plateforme agréée (PA) et propriétaire métier. Ajoutez les populations attendues : B2B domestique relevant de l’e-invoicing, B2C, B2B international, opérations éventuellement exclues ou exonérées, et données de paiement lorsqu’elles sont requises. La règle officielle et le contrôle interne doivent rester distincts. L’obligation découle des textes et guides à jour de la DGFiP ; la matrice, le responsable de lot, le seuil d’alerte et la double validation sont des mesures internes recommandées. Attribuez quatre responsabilités sans ambiguïté : fiscalité qualifie le traitement TVA, finance garantit les valeurs, ERP/data garantit la filiation technique, et opérations pilote la soumission et les retours de la PA. Pour une chaîne retail, identifiez aussi le responsable de chaque caisse et du cumul journalier. Pour un service, rattachez l’événement de facturation à la source d’encaissement. La matrice doit montrer ce qui est prêt, bloqué ou non encore prouvé. Un feu vert ne peut reposer uniquement sur une connexion réussie : exigez un exemple traçable de la source au résultat PA. Le risque principal est une zone sans propriétaire entre deux systèmes, par exemple un fichier international produit par l’ERP mais jamais pris en charge par le connecteur. Cette préparation est une information pratique, non un conseil juridique, fiscal ou comptable ; les qualifications sensibles doivent être validées à partir des faits actuels et, si nécessaire, par un conseil qualifié.