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facturation électronique micro-entrepreneur

facturation électronique micro-entrepreneur : obligations pratiques, questions logiciel et prochaines étapes par type d’entreprise. Guide neutre avec sources, checklist, FAQ et étapes pratiques.

Résumé pratique :
  • Séparez vos ventes B2B françaises des ventes aux particuliers, à l’étranger ou via plateformes : ce tri détermine quelles factures devront passer par le nouveau circuit.
  • Priorité calendrier : être capable de recevoir les factures fournisseurs dès septembre 2026, puis d’émettre vos factures client en format compatible à partir de septembre 2027.
  • Si vous utilisez encore Excel, Word ou des PDF envoyés par e-mail, choisissez tôt un outil relié à une plateforme agréée et mettez à jour les SIREN, adresses et mentions de franchise de TVA.
Dernière vérification : 8 juin 2026Sources officiellesRésumé clairInformation pratique, pas un conseil juridique
Sources officielles priorisées
Dates de vérification visibles
Checker gratuit, sans inscription

Ce qu’il faut savoir

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Ce que la réforme change pour un micro-entrepreneur

La facturation électronique va modifier la façon d’envoyer et de recevoir certaines factures entre entreprises françaises. Pour un micro-entrepreneur, l’enjeu n’est pas de créer un gros projet administratif : il s’agit surtout de savoir quels clients sont concernés, de choisir un outil compatible, de garder des données propres et de ne plus compter uniquement sur un PDF envoyé par e-mail lorsque l’obligation s’appliquera.

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Les dates à retenir sans se perdre

La réception des factures électroniques deviendra obligatoire pour toutes les entreprises à partir du 1er septembre 2026. Pour l’émission, les micro-entreprises et les PME sont concernées à partir du 1er septembre 2027. En pratique, cela veut dire qu’un micro-entrepreneur doit d’abord être prêt à recevoir les factures de ses fournisseurs, puis à envoyer ses propres factures dans le nouveau circuit.

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Qui est concerné parmi les micro-entrepreneurs

La réforme vise notamment les échanges entre entreprises établies en France et assujetties à la TVA. Un micro-entrepreneur peut être concerné même s’il est en franchise en base de TVA et ne facture pas la TVA. La situation exacte dépend des opérations réalisées : clients professionnels français, clients particuliers, ventes hors de France, prestations exonérées ou cas spécifiques. En cas de doute, il faut vérifier avec son expert-comptable, son centre de gestion ou les informations officielles.

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Franchise de TVA : ce qu’il faut garder en tête

Beaucoup de micro-entrepreneurs utilisent la mention “TVA non applicable, article 293 B du CGI”. Cette mention peut rester nécessaire si le régime de franchise s’applique, mais elle ne dispense pas de préparer la facturation électronique pour les opérations concernées. Le point important est de séparer deux sujets : le fait de facturer ou non la TVA, et le canal par lequel la facture devra circuler.

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Un PDF envoyé par e-mail ne sera pas toujours suffisant

Aujourd’hui, beaucoup d’indépendants créent une facture en PDF et l’envoient directement au client. Avec la réforme, les factures concernées devront passer par une plateforme agréée ou par un logiciel connecté à une plateforme agréée. Le client recevra alors la facture dans un circuit structuré, avec des informations exploitables et des statuts de suivi. Le PDF pourra rester lisible pour l’humain, mais il ne suffira pas toujours à lui seul.

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Vérifier son logiciel de facturation actuel

La première question à poser est simple : l’outil que vous utilisez aujourd’hui sera-t-il compatible avec la facturation électronique française ? Demandez si l’éditeur prévoit une connexion à une plateforme agréée, comment les factures seront envoyées, comment les factures fournisseurs seront reçues, quels champs seront ajoutés et comment les erreurs seront signalées. Si vous facturez encore avec un tableur ou un modèle manuel, il faudra probablement anticiper une solution plus adaptée.

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Nettoyer les informations des clients professionnels

Les données clients deviennent plus importantes. Pour les clients professionnels français, il faut vérifier au minimum la raison sociale, le SIREN, l’adresse de facturation, l’adresse de livraison si elle est différente, le contact administratif et, si vous l’utilisez, le numéro de TVA intracommunautaire. Une petite erreur peut compliquer l’envoi ou provoquer un rejet. Le mieux est de corriger progressivement les fiches clients avant l’échéance.

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Adapter les mentions et les habitudes de facturation

Les factures devront comporter certaines informations attendues, notamment le SIREN du client professionnel, la nature de l’opération — biens, services ou les deux — et l’adresse de livraison lorsqu’elle diffère de l’adresse de facturation. Pour un micro-entrepreneur, c’est le bon moment pour relire ses modèles de facture, vérifier les mentions obligatoires, numéroter correctement les factures et éviter les descriptions trop vagues.

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Préparer aussi la réception des factures fournisseurs

La réforme ne concerne pas seulement les factures que vous envoyez. Dès 2026, vous pourrez recevoir des factures fournisseurs par le nouveau système. Il faut donc savoir où elles arriveront, comment vous serez prévenu, comment les télécharger ou les transmettre à votre comptable, et comment les classer. Même avec peu d’achats, cette étape doit être comprise pour éviter de manquer une facture importante.

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Un plan simple pour ne pas subir l’échéance

Un micro-entrepreneur peut avancer en quatre temps : identifier les clients professionnels français, vérifier l’outil de facturation, corriger les données clients, puis faire quelques tests avant l’obligation d’émission. L’objectif est de garder une organisation légère : une solution simple, des factures propres, des documents bien conservés et une personne ou un service à contacter en cas de blocage.

Checklist

Lister les clients professionnels français et les distinguer des particuliers, clients étrangers et plateformes de vente.

Noter les deux repères : réception à partir du 1er septembre 2026, émission à partir du 1er septembre 2027 pour les micro-entreprises.

Demander à l’éditeur du logiciel de facturation comment il gérera la connexion à une plateforme agréée.

Si les factures sont faites avec un tableur ou un modèle manuel, comparer des outils simples et compatibles avant l’échéance.

Vérifier les fiches des clients professionnels : raison sociale, SIREN, adresse de facturation, adresse de livraison et contact administratif.

Relire les mentions de facture, notamment la franchise de TVA si elle s’applique et la description claire de la prestation ou de la vente.

Prévoir où arriveront les factures fournisseurs électroniques et comment elles seront classées ou transmises au comptable.

Tester quelques cas concrets : facture de service, vente de bien, acompte, avoir, client avec adresse de livraison différente.

Définir quoi faire si une facture est rejetée ou si une information client manque au moment de facturer.

Conserver les factures électroniques de façon durable, avec un accès possible même en cas de changement d’outil.

Garder les liens officiels impots.gouv.fr et Service-Public.fr dans ses favoris pour vérifier les évolutions.

Questions fréquentes

Un micro-entrepreneur est-il concerné par la facturation électronique ?

Oui, un micro-entrepreneur peut être concerné, notamment lorsqu’il facture des clients professionnels établis en France. Le fait d’être une petite activité ou de travailler seul ne suffit pas à sortir du dispositif. Il faut regarder la nature des clients et des opérations.

Quand un micro-entrepreneur devra-t-il recevoir des factures électroniques ?

La réception des factures électroniques devient obligatoire pour toutes les entreprises à partir du 1er septembre 2026. Cela peut concerner les factures de fournisseurs, d’outils, de sous-traitants ou d’autres prestataires professionnels.

Quand faudra-t-il envoyer des factures électroniques ?

Pour les micro-entreprises et les PME, l’obligation d’émission est prévue à partir du 1er septembre 2027. Il est préférable de choisir et tester son outil avant cette date, surtout si l’on facture régulièrement des entreprises.

Je suis en franchise de TVA, suis-je dispensé ?

Pas automatiquement. La franchise de TVA signifie que vous ne facturez pas la TVA lorsque les conditions sont remplies, mais elle ne règle pas à elle seule la question du canal de facturation. La mention “TVA non applicable, article 293 B du CGI” peut rester nécessaire, tout en préparant la facturation électronique pour les opérations concernées.

Puis-je continuer à envoyer un PDF par e-mail ?

Pour les factures concernées par l’obligation, un simple PDF envoyé directement par e-mail ne sera pas le fonctionnement attendu. La facture devra passer par une plateforme agréée ou par un logiciel connecté à une plateforme agréée.

Dois-je prendre une plateforme agréée moi-même ?

Vous devrez utiliser une solution permettant de passer par une plateforme agréée. Cela peut être un accès direct à une plateforme ou un logiciel de facturation qui s’y connecte pour vous. Le plus simple est souvent de commencer par demander la feuille de route de votre outil actuel.

Faut-il changer de logiciel de facturation ?

Pas forcément. Si votre logiciel actuel prévoit une compatibilité claire, il pourra peut-être suffire. En revanche, si vous utilisez un tableur, un document texte ou un outil qui ne prévoit aucune connexion, il faudra envisager une solution plus adaptée.

Quelles informations client dois-je vérifier en priorité ?

Pour les clients professionnels français, vérifiez le SIREN, la raison sociale, l’adresse de facturation, l’adresse de livraison si elle existe et le contact administratif. Ces informations aideront à acheminer correctement la facture.

Les factures aux particuliers sont-elles concernées de la même façon ?

Non, les ventes aux particuliers ne suivent pas exactement le même traitement que les factures entre entreprises françaises. Elles peuvent relever d’autres obligations de transmission de données selon les cas. Il faut donc distinguer clients professionnels et clients particuliers dans votre suivi.

Que se passe-t-il si une facture est rejetée ?

Un rejet peut venir d’une donnée manquante ou incorrecte, par exemple un SIREN erroné ou une adresse incohérente. Il faudra corriger l’information, réémettre si nécessaire et garder une trace claire de ce qui a été fait.

Dois-je prévenir mes clients professionnels ?

Ce n’est pas toujours indispensable immédiatement, mais cela peut être utile pour les clients réguliers. Vous pouvez leur demander de confirmer leur SIREN, leur raison sociale et l’adresse de facturation à utiliser avant la bascule.

Combien de temps faut-il conserver les factures électroniques ?

Les factures établies ou reçues sous forme informatique doivent être conservées sous cette forme pendant six ans. Il faut donc choisir une organisation qui permet de retrouver facilement les documents, même si vous changez d’outil.

Un expert-comptable peut-il s’en occuper pour moi ?

Il peut vous accompagner, vérifier les mentions et conseiller un outil, mais vous gardez une part de responsabilité sur les informations clients, l’émission des factures et le suivi de votre activité. Le mieux est de clarifier qui fait quoi avant l’échéance.

Où vérifier les informations officielles ?

Les pages d’impots.gouv.fr et de Service-Public.fr sont les références à consulter. Elles permettent de suivre le calendrier, les entreprises concernées et les précisions publiées par l’administration.

Réglementation, formats et termes clés

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Sources officielles

Nous privilégions les sources gouvernementales et européennes officielles lorsque disponibles, avec des dates de vérification visibles.